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  • : Le blog de alain callès
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  • : Articles et poésies. Point de rencontre pour les amoureux des mots et de leurs couleurs.
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  • alain Callès
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment

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Recherche

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1- Pseudo ou nom réel :

Nom réel, mais il m'arrive de publier des articles sous pseudo, par confort intellectuel.

 

2- Tu habites où :

Une grande ville de région parisienne, Montreuil, et je suis aussi un élu de ma ville. Mais j'habite surtout là ou me portent mes errances, dans des territoires réels ou imaginaires, là où reposent des rêves, là où il est possible de biner l'espoir, là où la chaleur est humaine et supportable.

 

3-Sucré ou salé ?

J'aime toutes les peaux et la diversité de leur goût. J'aime le goût des peaux retournées, comme une fleur déployée qui offre sa saveur intérieure. J'aime les mots comme j'aime les peaux.

 

4-Ton job?

Je gère une petite société qui s'occupe de gestion documentaire, et j'ai aussi de nombreuses activités connexes (élu de ma ville, responsable associatif). Je suis très impliqué dans le vivre ensemble avec mes concitoyens.

 

5-Un souhait ?

Enrichir et diversifier les palettes de couleurs, de goûts, d'odeurs; multiplier les sens des sensations, mettre le feu aux mots, marcher des deux côtés des frontières.

 

6- Pourquoi t'es chez Clhoé des Lys?

Tout d'abord parce qu'ils ont bien voulu m'accepter!!!

Et ensuite, maintenant, je m'y plais et j'aime cette façon artisanale et directe, même si cela comporte des contraintes pour l'auteur.

On y retrouve les goûts du papier. J'y perçois l'odeur d'encre de mon enfance, loin des produits marketing actuels où le livre dépend souvent du poids de papier et de celui du nom, lancé dans les réseaux marchands de la distribution.

Loin des livres spectacles, Chloé des Lys, ce sont des auteurs à qui on donne une chance. Une vente à la criée au bout de la jetée, là où le bateau palpite encore de son voyage solitaire sur les flots. J'aime ces ambiances maritimes où il reste toujours un peu d'encre accrochée aux aspérités des rochers. Chloé des Lys, c'est ce port où se retrouvent ceux qui ont bourlingué un peu ou beaucoup, en amateur ou en voyageur aguerri, mais qui partagent la même passion de navigation sur les mots.

 

7- T'écris quoi ?

Le livre publié chez Chloé des Lys est le vrai-faux journal d'un buveur. C'est un témoignage sur son parcours depuis quelques évènements de l'enfance jusqu'à la déchéance. C'est aussi quelques réponses aux questions que se posent souvent l'entourage et le buveur sur cette maladie. C'est, au delà de la violence des propos, un témoignage d'espoir. Bien sûr, il repose sur une expérience personnelle.

J'écris aussi des textes plus poétiques et de courts récits, sous forme de nouvelles. Ils sont parfois publiés dans des revues et je souhaite pouvoir aussi les publier sous forme de recueil.

Dans un autre registre, j'écris des articles sur l'alcoolisme et sur des thèmes différents comme les Droits de l'Homme, l'antiracisme ou la laïcité, domaines dans lesquels j'ai acquis une compétence par la pratique associative.

Bref, j'ai une palette diversifiée.

Depuis quelques années, l'écriture me prend et m'habite. C'est un besoin. Les mots sont des compagnons de route avec lesquels je suis en dialogue permanent.

 

8- Qu'est-ce qui te fout en rogne?

Tellement de choses que cela nourrit parfois mon indifférence.

Non, de fait j'aime la castagne, les mots qui se choquent et s'entrechoquent, sifflent comme des balles. J'ai donc besoin d'être en colère et en insatisfaction pour avancer, creuser et caresser. Derrière la brûlure du soleil, il y a le duveté d'une peau de pêche. Une saine colère se retourne toujours un peu contre soi-même, alors, je m'arrange un compromis et improbable. Entre la colère et moi, je glisse une feuille d'humour, cette ironie mouillée de larmes qui empêche les imbéciles de me prendre au sérieux.

 

9- Et le décor?

En bon latin, j'aime planter le décor, par touches successives. Il permet d'être concis sur l'essentiel, de raviner la fêlure et d'empêcher les bords de la cicatrice de se rejoindre, sauf dans l'infini des points qui la composent.

 

10- Tes livres cultes, tes films cultes, tes personnages cultes?

Tout ce qui est multidimensionnel et se déplace simultanément sur plusieurs plans géométriques. J'apprécie ainsi Bernard Noël, Robert Desnos, M. Foucault, ou Claude-Louis Combet parmi tant d'autres. Sur mes étagères intérieures, ils rejoignent Gaston Couté ou Michel Leiris.

Je reverrais sans compter des films comme l'Âge d'Or de L. Bunuel ou Viva la Muerte d'Arrabal. Léo Ferré, Jean-Roger Caussimon, Jacques Debronckart ou Serge Utgé-Royo me tiennent compagnie depuis des décennies et arment mes violons intérieurs.

J'aime aussi faire danser ma hanche folle, celle que j'ai vrillée dans un accident de moto, sur une voix suave comme celle de Gene Vincent ou plus endiablée avec Zebda. J'aime frissonner avec Barbara. Et puis surtout la chaleur de mes potes de la Mouff., de la Compagnie du TourneZinc qui a produit un spectacle musical à partir de mon livre, avec une mise en scène de Claude Confortès. Tous ces gens habitent un peu quelque part en moi et y swinguent avec Boris Vian, S.Réggiani ou S. Gainsbourg.

 

11- Quelle est la question la plus stupide qu'on pourrait te poser?

Ce sont surtout les réponses dont il faut craindre le pire...

 

12- Pourquoi aimes-tu les ânes?

Par narcissisme! Parce qu'ils ne mettent pas les sabots dans l'eau trouble, ni dans la flaque qui reflète leur tête. Un âne, ça a le sens de l'image!

 

13- Et la mer?

Pour son écume insaisissable, pour ses abysses, pour l'insondable de l'homme souvenir de la mer, parce que, quelle que soit la latitude, on peut toujours voir un homme saoul venir de la mère.

Parce que la mer n'est pas docile comme un fleuve et déborde toujours de son lit, insoumise et indomptable. Même si la folie la frappe avec des chaînes, la mer se déchaîne comme elle veut. Alors, avec la folie, on couche dans son lit et on lui fait les petits qui trottent dans nos têtes, là où l'âme se fend en deux, bateau éventré sur la profondeur de l'insondable.

Et les mots sortent alors des doigts pour se coucher langoureusement sur le clavier...

 

INTERVIEW 

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