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  • : Le blog de alain callès
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  • : Articles et poésies. Point de rencontre pour les amoureux des mots et de leurs couleurs.
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  • alain Callès
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment

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FIGUES

J'ai une préférence pour celles qui ont la peau noire, burinée par la maturité et laissant espérer un goût plus prononcé.

Pleine, charnue, toute en rondeur, tu es une oasis débordant de sensualité qui a puisé toute l'eau de la terre et l'a réchauffée en son sein.

Ridée, voire efflanquée et à la peau rêche, tu as emmagasiné en toi toute l'expérience du soleil, ses blessures mordantes et bienfaitrices qui te font sourire quand tu t'ouvres sous la pression de mes doigts qui écartent ta peau. Tu laisses alors entrevoir le granulé de ta chair, la souplesse du frémissement tandis que mon désir s'étire comme un chat qui se prépare à bondir hors de sa sieste.

Ma langue fouille ta chair rose, pourpre et rousse. Tes graines pleines de mystère roulent et craquent sous la pression tandis que monte la saveur de l'inconnue qui s'offre, ouverte à la pénétration.

 

Figue tournée vers mon plaisir comme un tournesol inconstant qui retient le mystère de toutes ses fibres et minaude en résistant à l'aspiration de mes lèvres. Lèvres à lèvres, ta cicatrice est un gouffre sans fond où je noie mon angoisse dans un puissant jet d'espoir. Tu apaises mon odorat brûlant et mon goût de l'inassouvi sans morale ni conditions. Je t'aspire en moi et tu t'insinues au tréfonds de ma moelle, là où ma mémoire dort d'un œil et se réveille en rampant sous ta peau duveteuse.

Là où un doigt enduit d'humour gratte, sarcastique, l'envers de mon cerveau pour lui inoculer une goutte de bonheur, malgré lui. Là où luit le sourire du possible jamais rassasié par ton suc.

 

Goutte en forme de figue dont la chaleur détend les rides des douleurs. Figue en forme de goutte pleine à craquer de graines d'explosion de plénitude fugace. Figue comme un feu d'artifice de jouissances tout en miel.

Filles de Solliès cousues sur le bonheur, alanguies à l'ombre bleue du figuier, vous êtes mon émoi de septembre et d'ailleurs. Vous êtes le paradis possible de l'immoralité assumée et du plaisir sans entrave.

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