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  • : Le blog de alain callès
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  • : Articles et poésies. Point de rencontre pour les amoureux des mots et de leurs couleurs.
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  • alain Callès
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment
  • Publication de livres. "éclats de verre" préfacé et porté en scène par Claude Confortès. "Lettres au plus proche du feu" préfacé par Didier Daeninckx et illustré par Claude Gaisne. Des articles sur différents thèmes, de poésies (notamment

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LA PERTE ET LA MER

 

 

Cette perte salée dans le viril,

cette enveloppée qui enroule le vague à l'âme,

c'est l'odeur brûlée dans la chaleur de la violence.

 

Cet abîme où la tendresse se noie

c'est l'habit d'épouvantail sur le décharnée de la perte,

c'est l'accolade de la peau avec le cri.

 

La solitude du micro sans fil dans l'amphithéâtre,

une goutte qui verse son petit au fond du vase

une perle égarée qui cherche son huître,

un rayon qui réchauffe le soleil,

un cœur qui palpite des espoirs dans les veines du temps,

une terre éventrée qui panse ses entrailles,

c'est ce vers qui déverse dans la cicatrice de la conscience.

 

Cet hippocampe qu'on achève d'une balle dans la tête,

ce chien sans pistolet,

cette larme sans cran d'arrêt,

ce fauteuil roulant sans frein son paralysé sur la pente du feu,

ce désespoir qui se défenestre d'un sourire,

cette flaque de mémoire dans le flasque de la nuit,

ce marbre qui grave son froid liquéfié dans les veines de l'indécis,

cette folie d'une jambe de bois que le danseur brandit à la face de la lune,

c'est le piège de la mer fermée sur la gueule du loup.

 

La mer,

c'est ce ventre vert qui se cherche un petit,

la rondeur du sein dans la bouche de l'illusion,

 

et l'ennui qui habille le corps flasque de la critique qui babille.

 

Un ciel rayé d'un trait de plume d'oiseau,

l'acide de la fiante qui troue l'aile du cerf volant,

L'amour éperdu s'égare au service des urgences

d'un hôpital aux braises palpitantes.

 

La perte,

c'est Camus qui écrase sa cigarette contre l'arbre de sa Facel Vega.

 

La perte de la mer,

la perte aux portes de l'ennui,

 

c'est cet océan de larmes qui plonge son cri dans l'oubli.

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